Le stress, C’est quoi?

Un dysfonctionnement de son organisme face aux situations de stress peut apparaitre  lors de troubles émotionnels intenses entretenu par une exposition prolongée à des conditions stressantes et à des erreurs alimentaires.

« Stress », mot courant

Le stress, nom usuel associé de nos jours à une situation négative et plutôt chronique, est un phénomène physiologique naturel qui a pour but de maintenir l’homéostasie de l’organisme. (Lhoméostasie correspond à la capacité d’un système à maintenir l’équilibre de son milieu intérieur, quelles que soient les contraintes externes.)

En effet, le « stress » correspond  à  la libération  de neurotransmetteurs  suite à une ou des agression(s) de l’environnement (chaleur excessive, traumatisme physique ou mental…) ou interne à l’organisme (déficience d’organe, processus cancéreux …).

Ces neurotransmetteurs ont pour objectif de faire répondre l’organisme à cette agression par différents mécanismes d’adaptation rétablissant l’homéostasie (par exemples : la transpiration en cas de chaleurs excessive, fuite en cas  de situation dangereuse …). Ainsi, le « stress » à l’origine permettait par exemple à l’homme des cavernes de prendre la fuite ou lutter face à u n prédateur ou à adapter ses habitudes de vie en cas de pénuries de nourritures.

De nos jours, on associe le mot « stress » à des situations où, à l’inverse, l’organisme ne fait plus face à l’agression et devient incapable de répondre de façon adaptée.

Cette situation d’épuisement des ressources correspond à la phase 3 du « syndrome général d’adaptation » décrit dès les années 50 par Hans Selye, pionnier des recherches sur le stress :

  • Réaction d’alarme : temps de préparation, mobilisation des ressources pour faire face au stress.
  • Phase de résistance : utilisation des
  • Phase d’épuisement : apparition de différents troubles (phase de déclin du n niveau de résistance).

Cette phase d’épuisement correspond à une carence en certains neurotransmetteurs ou à l’inverse à un excès de neurotransmetteurs inappropriés vis-à-vis de l’agression.

La réponse d’adaptation au stress : un processus très personnel

La réponse d’un individu à une agression stressante va dépendre du niveau, de l’origine, de la fréquence, de l’intensité des agressions mais aussi de ses ressources internes pour répondre à ces agressions.

Ses ressources sont dépendantes de paramètres incontrôlables comme sa génétique, son éducation, ses antécédents mais de plus en plus d’études montrent que les habitudes de vie et l’alimentation, notamment en induisant des phénomènes d’épigénétique ont d’m portants impacts sur nos capacités de réponse au « stress ».

Physiologie et physiopathologie du stress

On distingue principalement 2 types de « réponse au stress » physiologiques.

La voie du « stress aigu » qui  mobilise nos ressources de façon rapide pour répondre à une agression ponctuelle et la voie du « stress chronique » qui a pour objectif de mobiliser les ressources dans la durée pour répondre à des agressions plus chroniques. La voie aiguë fait appel au système nerveux sympathique, dont le neuromédiateur est principalement l’adrénaline, bien con nue pour ses effets par exemple sur la contraction musculaire et l’élévation du rythme cardiaque, actions indispensables à des réponses de fuite par exemple.

 

La voie chronique fait appel à l’axe hypothalamo-hypophysaire, entraînant la sécrétion notamment de cortisol, ayant par exemple pour fonction de maintenir la glycémie pour apporter assez de glucose à l’organisme en  cas d’agression  prolongée.

La répétition ou la mauvaise gestion de stress aigus ou chroniques entraîne :
  • un excès de certains neurotransmetteurs, ayant des effets délétères pour certaines  fonctions de l’organisme (ex. effet immunosuppresseur du cortisol, effets cardiovasculaires de l’adrénaline …)
  • à terme, un épuisement des neurotransmetteurs et / ou des vitamines et oligoéléments indispensables à leur synthèse.

Quelles sont les conséquences possibles du stress ?

Différents troubles « généraux » liés à une  mauvaise gestion du stress peuvent apparaître :

  • Symptômes digestifs (douleurs abdominales, nausées…)
  • Troubles du sommeil.
  • Sentiment d’insécurité, attente d’une menace imprécise, majoration du moindre souci, interrogations sur l’avenir.
  • Sursaut à la moindre chose.
  • Tachycardie.
  • Palpitations.
  • Sensation d’oppression.
  • Tension musculaire importante, crampes.
  • Céphalées.
  • Tremblements des extrémités.
  • Manifestations neuro-végétatives.
  • Pâleur.
  • Transpiration importante,  mains  moites

 

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Sources: IOMET